Les étudiantes « trop effrayées » pour dénoncer le harcèlement sexuel

Auteur(s) : Christabel Ligami

Notes :

Trop malade pour passer son examen final, cette étudiante en troisième année de lettres à l’université de Nairobi s’est rendue dans le bureau de son professeur, qui avait accepté le report de l’épreuve, afin d’en discuter les modalités. Au lieu de lui communiquer les éléments dont elle avait besoin, il l’a informée qu’elle n’aurait pas besoin de passer l’examen et lui a imposé un rapport sexuel non consenti. Une étude de 2016 sur le harcèlement sexuel à l’université d’Eldoret, au Kenya, a constaté que plus de 50 % des étudiants avaient été confrontés à ces pratiques et qu’aucune disposition n’avait été prise pour y mettre fin.