Des difficultés variables – le coût de la triche
Notes :
Lorsqu’en 2014, le ministère de l’Éducation a introduit sa stricte politique de « tolérance zéro face à la triche » pour les élèves en fin d’études, la plupart de ceux qui, les années précédentes, avaient triché pour se frayer une place ont sans doute poussé un soupir de soulagement. Cette fermeté du ministère a été largement applaudie : comment justifier en effet un système dans lequel il suffit de tricher pour obtenir les meilleures notes ? Mais si les conditions d’entrée à l’université ont bel et bien été durcies, une fois dans le système supérieur, les choses n’ont guère changé : une fois admis (tout dépend des établissements, bien entendu), les possibilités de tricher sont les mêmes qu’avant. Ce qui veut dire que certains des 250 000 étudiants de l’enseignement supérieur n’ont pas besoin d’apprendre quoi que ce soit pour décrocher leur diplôme.