Les enquêtes de suivi des dépenses publiques (ESDP) étudient la circulation de l’argent public et permettent de voir si les ressources parviennent bien au destinataire visé ou s’il y a une déperdition en chemin. Leur champ d’application peut varier selon le type de dépenses suivies, la quantité d’échelons administratifs concernés et les secteurs analysés. Elles se justifient tout particulièrement lorsque les systèmes de comptabilité publique présentent des dysfonctionnements ou fournissent des informations peu fiables.

Des dizaines d’ESDP ont été mises en œuvre dans le monde (pour les rapports pays, consulter la page Statistiques d’ETICO). Elles mettent en évidence un taux de déperdition très variable, de 87 % en Ouganda en 1995 pour la subvention versée par élève scolarisé en primaire (Reinikka et Smith, 2004) à 49 % au Ghana en 1998 pour les allocations hors salaires aux écoles primaires (Ye et Canagarajah, 2002).

Elles montrent également l’impact d’un certain nombre de variables sur cette déperdition, de la taille et de l’emplacement de l’école aux modalités de financement en passant par le niveau de pauvreté des élèves et les profils des enseignants. Ainsi en Zambie en 2001, le taux de déperdition était de 10 % pour des financements aux écoles primaires basés sur des règles mais de 76 % pour des financements à la discrétion des autorités locales (Das et al., 2004).

Pour lancer une ESDP, télécharger un questionnaire par sondage qui sera administré dans les écoles afin de collecter des données.