Outils de diagnostic

Les décideurs peuvent mobiliser différents outils pour mesurer les pratiques corrompues au sein du secteur de l’éducation, en particulier :

Revue d'intégrité

Une revue d'intégrité permet de cartographier les risques de corruption dans le secteur de l’éducation. Elle peut porter sur des niveaux éducatifs spécifiques (par exemple l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur) ou sur le système éducatif global. Pour identifier les « clignotants » et risques de corruption dans le système éducatif, plusieurs domaines de planification et de gestion peuvent être analysés. Plus >>

Enquêtes de suivi des dépenses publiques

Les ESDP étudient la circulation de l’argent public et permettent de voir si les ressources parviennent bien au destinataire visé ou s’il y a une déperdition en chemin. Leur champ d’application peut varier. Plus >>

Enquêtes quantitatives de prestation de services

Les EQPS – ou enquêtes à objectifs multiples – servent à collecter des données quantitatives sur l’efficience des dépenses publiques et les différents aspects des services impliquant un contact avec le public, comme les écoles dans le secteur de l’éducation. Plus >>

Audits

L’audit est un moyen d’identifier de manière objective les décalages entre la situation anticipée et la situation réelle dans un domaine donné. Il peut aussi servir à certifier la validité des informations fournies dans les différents rapports sur les comptes publics. Un audit peut être effectué en interne ou par une équipe extérieure. Plus >>

Cartes participatives

Les cartes participatives sont un instrument de recueil d’informations sur la perception qu’ont les usagers de la qualité et de l’efficacité d’un service public. Elles peuvent à l’occasion contribuer à la mobilisation des communautés locales dans le cadre d’une approche participative. Plus >>

Enseignements

L’expérience prouve l’extrême utilité des audits, des ESDP, des EQPS ou des cartes participatives pour améliorer la redevabilité dans le secteur, dans la mesure où ils fournissent aux citoyens les informations nécessaires pour réagir à des cas de corruption avérée. Mais leur efficacité dépend de plusieurs facteurs :

  • l’appropriation du processus d’enquête et de ses conclusions par les pouvoirs publics ;
  • la diffusion des conclusions de l’enquête, qui sera d’autant plus large que les médias les relaieront ;
  • l’intégration de ces nouveaux outils dans les méthodes classiques de diagnostic sectoriel.