26.01.2015

L'IIPE contribue aux débats du G20 sur la corruption

La lutte contre la corruption figurait parmi les priorités de l’agenda du G20 lors du Sommet qui s’est tenu à Brisbane (15-16 novembre 2014). « Des Principes de haut niveau concernant la corruption et la croissance” ont été débattus par le Groupe de travail contre la corruption (ACWG), qui a été fondé en 2010 «  suite à une prise de conscience de l’impact considérable de la corruption sur la croissance économique, le commerce et le développement ».
Une étude portant sur les « Conséquences de la corruption au niveau sectoriel et ses conséquences sur la croissance économique et le développement », préparée par l’OCDE en collaboration avec la Banque mondiale, a servi de base de discussion aux membres du G20. Cette étude portait sur quatre secteurs principaux, à savoir : l’éducation, la santé, l’infrastructure, et l’industrie minière.
L’IIPE est l’auteur du chapitre consacré à l’éducation à partir des informations abondantes collectées dans le cadre de son programme Ethique et corruption dans l’éducation (pour plus de détails, consultez la plateforme de ressources ETICO). Dans sa contribution, l’IIPE a mis l’accent sur les points suivants :
  • « On estime que le PNB par habitant des pays en voie de développement pourrait augmenter de 5% si le choix de leurs dirigeants était fondé sur le mérite, au lieu du sexe, du statut social ou des relations» (Hallak & Poisson, 2007).
  • Parmi les facteurs répertoriés concernant les liens entre corruption dans l’éducation et croissance économique, on peut citer : un rapport coût/qualité médiocre en raison d’une mauvaise utilisation des fonds publics ; et une diminution du nombre de personnes formées, à cause du montant des ressources. Un faible niveau de qualifications et de performance des travailleurs nuit à la productivité (…).
  • Non seulement la corruption dans l’éducation contribue à préparer des jeunes professionnels non qualifiés, mais elle fausse les processus de recrutement aux postes influents dans la société, ainsi que les mécanismes de sélection de l’élite, minant ainsi la confiance dans les gouvernements.  
Le Groupe de travail du G20 contre la corruption (ACWG) a bien accueilli l’étude préparée par l’OCDE, qui « démontre l’importance de la lutte engagée contre la corruption pour atteindre  les « objectifs de croissance fixés par le G20 ». L’étude a proposé sept Principes qui ont été avalisés par les pays membres du G 20 à Brisbane, et qui permettent d’identifier de quelle manière la corruption fait considérablement obstacle à la croissance économique. Ces principes sous-tendront le prochain Plan d’action du G20 contre la corruption pour la période 2015/16.
Dans ses conclusions, l’ACWG du G20 a déclaré que « le G20 détient à la fois la capacité et la responsabilité de créer une culture globale d’intolérance envers  la corruption, et de s’attaquer avec vigueur à ses auteurs et à ses manifestations ».