Bangladesh : utiliser les données ouvertes sur les écoles pour renforcer la transparence et la responsabilité

Auteur: 
Dipu Roy and Abu Said Md. Juel Miah
Editeur: 
IIEP-UNESCO
2018 | 76 p.

À la faveur de l’essor des technologies de l’information et de la communication et sous l’influence des mouvements sociaux revendiquant le droit à l’information, le nombre de pays permettant aux citoyens d’accéder aux données sur les écoles est en constante augmentation depuis dix ans. Les pouvoirs publics et la société civile ont lancé diverses initiatives dans le but de partager des informations sur les établissements scolaires, sous la forme de « tableaux de bord des écoles ». Ces tableaux de bord permettent de rendre publiques des informations essentielles sur les écoles, comme les taux d’inscription, le financement, le nombre d’enseignants et leurs qualifications, le taux d’encadrement, l’état des infrastructures, les manuels ou encore les résultats des élèves. Toutefois, il ne suffit pas de mettre ces données à disposition du public. Il faut également s’assurer qu’elles contribuent effectivement à améliorer la transparence et la responsabilité dans le secteur de l’éducation.

Cette étude de cas compare l’élaboration et la mise en œuvre de deux grandes initiatives relatives aux données ouvertes sur les écoles au Bangladesh : le programme gouvernemental sur les données ouvertes du ministère de l’Enseignement primaire (DPE) et les tableaux de bord des écoles de l’initiative citoyenne Transparency International Bangladesh. L’analyse s’intéresse au type d’informations publiées, aux entités qui les publient et à l’utilisation qui en est faite ; aux données essentielles pour améliorer la transparence et la responsabilité ; aux modalités d’accès aux informations et à leur utilisation en fonction des parties prenantes ; aux conditions préalables à réunir pour améliorer la transparence et la responsabilité ; et aux limites de ce type de processus.

La publication souligne que les initiatives en faveur des écoles ouvertes pilotées par la société civile privilégient la responsabilité de type descendant et externe, contrairement aux initiatives portées par les pouvoirs publics, qui préfèrent des modalités ascendantes et internes. Elle s’achève par une série de recommandations, et notamment : créer des dispositions juridiques pour la communication des données sur les écoles (recettes et dépenses, absentéisme des enseignants, critères d’éligibilité et volume des allocations ou encore degré de satisfaction des parents) ; allouer un budget à l’organisation de réunions de parents et de mères pour parler des données sur les écoles ; former les enseignants et certains parents à l’utilisation des données ouvertes sur les écoles ; et introduire un dispositif de suivi communautaire de la performance des écoles.

Série: 
Éthique et corruption dans l’éducation
Langue: 
Anglais