Lutter contre la corruption dans l’enseignement supérieur

09/08/2016 | Publications

Le CHEA/CIQG et l’IIPE-UNESCO ont publié une déclaration consultative sur la lutte contre la corruption dans l’enseignement supérieur sur le plan international (cliquez pour lire ou télécharger une copie de cette déclaration en français ou en anglais.

Intitulée Déclaration consultative pour des pratiques internationales efficaces : lutter contre la corruption et renforcer l’intégrité, cette publication est un appel à agir et tire la sonnette d’alarme sur les problèmes de corruption académique dans l’enseignement supérieur. Elle propose également aux gouvernements, aux organismes d’assurance qualité et aux institutions de l’enseignement supérieur des moyens pour lutter contre la corruption.

Le terme « corruption académique » utilisé dans la déclaration consultative fait référence à toute action visant à obtenir un avantage indu dans le cas, par exemple, d’une admission, d’un examen, de l’obtention d’un diplôme, ce qui inclut aussi la tromperie, le plagiat, la falsification de résultats de recherche, ou encore les usines à diplômes ou à accréditation.

La déclaration consultative est née d’une réunion d’experts ayant eu lieu les 30 et 31 mars 2016 à Washington D.C., sur le thème de l’assurance qualité et de l’accréditation, et de leur rôle dans la lutte contre la corruption académique. Elle a bénéficié de la longue expérience de travail de l’IIPE et du CHEA dans le domaine de l’assurance qualité, et également de la lutte de la corruption en éducation. Cette réunion de deux jours a rassemblé des représentants d’organismes d’accréditation et d’assurance qualité, d’universités et d’associations de l’enseignement supérieur venus Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord.

La déclaration consultative note que même si l’assurance qualité est un élément central pour répondre à la corruption académique, elle ne peut pas tout résoudre seule. La corruption affecte l’intégrité des opérations académiques à la fois en amont (au niveau des gouvernements) et en aval (à tous les niveaux des institutions d’enseignement supérieur) du travail des agences d’assurance qualité. « Nous avons besoin d’agir sur un large front pour attaquer ce problème », conclut la déclaration.